SECTEUR UNESCO

Le site UNESCO est divisé en quatre ensembles de quartiers:

  • A l'ouest, la colline de Fourvière, soit du sud au nord : Saint-Irénée, Saint-Just, Fourvière et Montauban
  • En rive droite bord de Saône, le Vieux-Lyon, soit du nord au sud : Saint-Paul, Saint-Jean et Saint-Georges
  • Entre Saône et Rhône, la Presqu'Ile, soit à partir du sud : Ainay, Bellecour - Jacobins, Terreaux – Cordeliers
  • En prolongement au nord de la Presqu'Ile, la Colline de la Croix-Rousse : les Pentes, le Plateau de la Croix-Rousse.


Même si des traces d'installations humaines d'époque antérieure (10 000 ans av. J.-C.) ont été trouvées en bord de Saône au Nord, c'est historiquement Fourvière en 43 av. J.-C. qui a vu la naissance de Lyon (Lugdunum). La colline culmine à 300 mètres et sa situation lui permit d'être le point de rencontre des quatre voies romaines en direction de l'Aquitaine, de la Manche, du Rhin et de la Narbonnaise. Lugdunum devint bientôt la capitale des Gaules. L'évolution géographique de la Ville s'est ensuite étendue vers l'Est en traversant la Saône puis le Rhône.

Le haut de la colline est divisé au sein du secteur UNESCO en quatre quartiers : Haut de Fourvière, Saint-Just, Saint-Irénée et Montauban/Pierre-Scize.
 
Les lieux permettent de trouver d'abord des monuments de l'époque romaine avec un parc archéologique et un musée gallo-romain, mais aussi des monuments religieux des XVIe et XVIIIe siècles ainsi que plusieurs églises, un calvaire et une basilique. C'est la raison qui a fait appeler la colline de Fourvière « la colline qui prie ».

 
La cité médiévale s'installe aux bas des pentes, en bord de Saône, coincée entre la colline et la rivière. Les quartiers du Vieux-Lyon qui la composent, construits sur une étroite bande de terre, s'accrochent aux pentes. Les rues, les escaliers et les passages dévalent jusqu'à la Saône. A la Renaissance, période d'apogée de la cité, les trois quartiers qui la composent prennent leurs caractéristiques :
    • Saint-Paul au Nord : quartier de la grande bourgeoisie, centre financier et commercial
    • Saint-Jean entre les deux autres : quartier du haut clergé et de l'aristocratie
    • Saint-Georges au Sud : quartier des artisans.

L'évolution du quartier du Vieux-Lyon se prolonge aux XVIIe et XVIIIe siècles, le rayonnement de Lyon se transforme et la ville prend un nouvel essor. La cité se développe alors de l'autre côté de la Saône. Après des années d'abandon et de désintérêt, après avoir échappé à des démolitions inconsidérées et des projets de voie express, grâce à la loi Malraux, le Vieux Lyon devint en 1964, le premier secteur sauvegardé de France. Les vieilles pierres et les maisons anciennes restaurées ont repris vie.

La Croix-Rousse prolonge au Nord la Presqu'Ile entre Saône et Rhône et correspond, en deux quartiers distincts, aux Pentes et le Plateau (hors secteur UNESCO). Selon la littérature, elle doit son nom à une croix érigée en 1560 en pierre jaune-violacée de Couzon qualifiée à l'époque de «  pierre rousse ».

C'est aujourd'hui un ensemble de deux quartiers vivants : esprit village pour le plateau, animation et ambiance festive pour les pentes.

Initialement commune indépendante sur le plateau à l’extérieur des fortifications lyonnaises du XVIe siècle, la Croix-Rousse était à l’origine rurale et viticole, et n’a été rattachée à Lyon qu’en 1852. A partir du XVIIIe siècle et durant tout le XIXe, les pentes de la colline se sont peuplées d’un réseau dense de maisons hautes et de rues aux dénivelés abrupts.

La Croix-Rousse était le quartier des ouvriers en soierie, les canuts, dont les révoltes (1831, 1834, 1848, 1849) comme l’activité ont laissé leur trace dans l’habitat : immeubles hauts et percés de nombreuses fenêtres, où l’on trouvait les métiers Jacquard . On distingue deux grandes parties : les Pentes (des Terreaux aux boulevard de la Croix-Rousse) et le Plateau (au-delà du boulevard qui correspond aux anciennes fortifications).

De l'époque gallo-romaine et jusqu'au XVIIIe siècle, la Presqu'Ile s'arrêtait au Sud au niveau de la rue des Remparts d'Ainay et de la rue Bourgelat, et au Nord vers les Terreaux.

Elle regroupe aujourd'hui hors Croix-Rousse, au sein du secteur UNESCO du Nord au Sud, les quartiers des Terreaux, Saint-Nizier, Cordeliers, Grolée, Jacobins, Bellecour, et Ainay, ainsi que hors secteur UNESCO Carnot, Perrache, Sainte-Blandine et Confluence. C'est une des parties les plus intéressantes de Lyon sur l'architecture aux XVIIIe et XIXe siècles.

La Presqu’Ile entre Saône et Rhône, s’est affirmée peu à peu, à partir de la seconde moitié du Moyen-Âge, comme le centre administratif et commercial de Lyon.

Entre la place Bellecour et les Terreaux, le quartier fut modifié à partir de 1853 par les travaux du préfet Marius Vaïsse et de l’ingénieur en chef Gustave Bonnet qui perçèrent deux grandes artères, la rue Impériale (aujourd’hui rue de la République) et la rue de l’Impératrice (rue Edouard Herriot). Les places ponctuent l’espace urbain comme autant d’espaces de vie et la visite des monuments qu’elles côtoient raconte l’histoire de la ville.

Les quartiers de la Presqu'Ile faisant partie du secteur UNESCO sont donc Terreaux/St-Nizier/Cordeliers,  Grolée/Jacobins/Célestins, Bellecour/Ainay.