Histoire de l'Automobile à Lyon (2)

Plutôt que d’écrire une nouvelle histoire de l’industrie automobile lyonnaise, il nous a semblé plus intéressant de publier la très documentée suite d’articles de Lucien LOREILLE publiée en 1967 et 1968 dans les bulletins de la Société d’Histoire Rive Gauche. Lucien LOREILLE, grand historien de l'automobile, décédé en 2012 à l'âge de 86 ans, a été en particulier président de l’association lyonnaise "Amateurs d'Automobiles Anciennes" (3A) dont il fut en 1956 un des fondateurs avec Paul MELOT et Henri MALARTRE.

 

Les constructeurs lyonnais d'automobiles (suite)
(bulletins n° 20 à 24, de mars 1967 à mars 1968, de la Société d'Histoire Rive Gauche)

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ELDIN ET LAGIER :

Auto-Garage BELLECOUR, MM. ELDiN et LAGIER Ingénieurs - Constructeurs
21 place Bellecour

Alphonse ELDIN et son associe M. LAGIER étaient agents de plusieurs grandes marques ; ils construisaient plusieurs voitures sous leurs noms : 20 HP 4 cylindres et 2 cylindres. Très peu d`exemplaires furent réalisés.

EYNARD :

Un tricycle à vapeur a été construit en 1880 par Paul Léon EYNARD dans ses ateliers de la rue de LA VILLETTE. Une dizaine d'années plus tard, il réalisa un moteur 4 cylindres, qu'il veut faire fonctionner à l`acétylène, mais qui explose aux essais. Vers 1892, il fabrique un break à pétrole, à moteur monocylindre.

ELECTROMOBILE :

Vers 1925 M. Antoine VIALLE, de BARRON-VIALLE, réalisa deux autobus à accumulateurs pour des transports urbains. ll prit des brevets, créa une Société "L`Electromobile", mais |'affaire n'eut pas de suite, les marchés qu'il avait escomptés ayant été enlevés par une firme concurrente.

FLYING STAR :
Automobiles FLYING STAR, 133 rue de Marseille 

Nous n'avons rien retrouvé sur cette firme mystérieuse si ce n'est une photo de 1906 ou 1907 qui montre une 10/12 HP 4 cylindres avec cette seule mention : Bureaux, 106 avenue de la République à PARIS, et Usines à LYON à l'adresse donnée ci-dessus.

FOURNIER :

L'ingénieur FOURNIER, 1 chemin St-Isidore à Montchat, aurait construit vers le tournant du siècle quelques voitures à vapeur.

FOURNIER-MARCADIER :

Cette marque est la plus jeune de toutes celles qui virent le jour à LYON. Deux carrossiers : André MARCADIER et Marcel FOURNIER débutèrent avec des karts leur carrière de constructeur. ll y a deux ans environ, ils commencèrent une série de petites barquettes de sport surbaissées, à carrosserie en polyester et éléments mécaniques empruntés à la R. 8. Depuis, ils ont réalisé plusieurs monoplaces de course.

GABERT :

Un artisan mécanicien Pierre GABERT, installé Rue Bugeaud a réalisé en 1883 une locomotive routière.

GIVAUDAN :
GIVAUDAN et Cie, 40 rue Ste-Geneviève

Quelques tricycles à pétrole furent construits par cette firme au début du siècle. Au salon de 1903, elle présenta des voiturettes.

GORET :

Un inventeur M. GORET, demeurant, impasse Bellefontaine avait construit quelques voitures
à pétrole au début de notre siècle.

INTER :
Société Nationale de Construction Aéronautique du Nord.
Rue de la Filature VILLEURBANNE

Une centaine d'auto-scooters carénés à 3 roues et 2 places en tandem ont été construits en 1953-54-55 par la S.N.C.A.N. pour le compte d`un organisme de vente de PARIS. Le moteur était un monocylindre de 125 cm3, placé à l`arrière.

ISOBLOC :
Véhicule ISOBLOC, place du Bachut LYON-Monplaisir

Fondée peu avant la dernière guerre cette firme lança des autocars sans châssis à carcasse en tubes soudés, construits sous licence américaine GAR-WOOD. Le moteur placé à l'arrière était un Matford V8. Pendant l'occupation celui-ci fut remplacé par un Rochet-Schneider.
Il y a quelques années l’affaire ISOBLOC fut transférée à ANNONAY où la fabrication continua chez le carrossier BESSET.

JEAN GRAS :
Automobiles Jean GRAS, 16 rue Louis et Rue Antoinette LYON-Montchat

Jean GRAS prit la suite de Philos en 1924. Cette firme a construit des voitures de tourisme très classiques dans leur conception. Vers 1925 l'affaire fut transférée à ISSY-LES-MOULINEAUX. Les voitures faites à LYON étaient des 4 cylindres de 8 et 10 CV.

JOANNY FAURE :
Etablissements J. FAURE, 17 chemin de Combe-Blanche LYON-Monplaislr 

En 1908-1909 le mécanicien J. FAURE a construit 2 voitures monocylindres à traction avant qu’il baptisa "Mouette".

KLAUSS :
T. Klauss, ingénieur-constructeur, 29 avenue du Grand-Camp

M. Klauss expose à la Galerie Flapp à Paris en juin 1895 un tricycle à pétrole à changement de vitesses par friction, capable de rouler à 30 km-h. Assez simple dans sa conception cet engin fonctionnait sans eau, sans carburateur et sans chaine. On retrouve plusieurs tricycles Klauss inscrits dans les épreuves courues à la fin du siècle dernier. Vers 1899 ce constructeur s'installa à Boulogne-sur-Seine.

LA BUIRE :
Société Nouvelle des Etablissements l'Horme et de la Buire
Chantier de la Buire, boulevard de la Part-Dieu

En 1905 est fondée la Société Anonyme des Automobiles de la Buire, place de la Buire, qui devint en 1909 la Société Nouvelle de la Buire Automobile. En mars T921 cette dernière est transférée 274 grande-rue de Monplaisir, actuellement 60 avenue Rockefeller.
Les Chantiers de La Buire construisaient du matériel ferroviaire depuis le milieu du siècle dernier. Vers 1890 ils fabriquent des tricycles à vapeur Serpollet. Cette fabrication est faite sous la direction de François PILAIN chef des études chez Serpollet, rue des Cloys à Paris.
M. Pilain quitte les Chantiers de la Buire en 1894 pour créer sa propre affaire. La Buire construit alors des camions et omnibus à vapeur imaginés par M. Scotte un chapelier d`Epernay. En 1904 les Chantiers sortent leurs premières voitures sous leur marque ; celles-ci sont à pétrole.
La firme encore toute jeune dans cette industrie n'hésite pas à engager ses voitures dans les courses et connait aussitôt de retentissantes victoires. En 1905 par exemple ses Buire s'adjugent records et premiers prix au Ventoux, à Salon, à Aix-les-Bains, à Montreux-les Avens, à la course de côte de l'A.U. Forézien, etc... Les noms des pilotes de la Buire : Mottard, Lacharnay, Dumaine, Svorden, etc... se retrouvent aux meilleures places dans les palmarès de nombreuses épreuves d'avant 1914.
Une très belle et très rare 6 cylindres de 1907 a été préservée par M. Malartre et est exposée au Musée de Rochetaillée.
En 1913 une usine est mise en chantier à St-Petersbourg pour construire des Buire pour le marche russe, mais elle ne peut être terminée par faute de la guerre.
Après les hostilités et jusqu'en 1928, l'usine de Monplaisir construit des voitures de tourisme et sport, robustes et soignées à moteur 4 cylindres de 10, 11, 12, 13. 14 et 15 CV.
Elles avaient une solide réputation de "grimpeuses" due sans doute aux brillantes victoires de Porporato à Limonest, Planfoy, La Faucille, Laffrey etc... Le slogan de la firme : "De la belle mécanique, de la ligne, du confort" n'était pas surfait. La maison a également fabriqué des camionnettes et des camions légers. Ces derniers furent construits sous licence en Espagne. Les Buire ont fait honneur à I`industrie lyonnaise.

LAURENT ET TOUJET :

Vers 1900, deux constructeurs lyonnais MM. Laurent et Toujet ont réalisé 3 ou 4 voiturettes à train avant moteur à pivot central. Ils les avaient baptisés "Quo Vadis" sans doute à cause du roman de H. Scienkiewicz, très populaire à cette époque. Les moteurs étaient fournis par Aster.

LARA ET BIBAL :
7 rue Président-Carnot

Dans les dernières années du siècle passé, M. Lara réalisa une voiture selon le système Bens. Dans la période 1900-1903 il fabriqua avec M. Bibal quelques voiturettes 5 HP à châssis tubulaire qui furent parmi les premières à avoir la direction placée à gauche. Lara et Bibal fabriquaient eux-mêmes leurs moteurs.

LUC COURT :
Automobiles Luc Court, 88-92 rue Robert

M. Luc Court, ingénieur E.C.L. fabriquait de l'appareillage électrique depuis 1892 et en 1898 il entreprit de construire des automobiles. Après quelques tentatives avec des voitures électriques, il s'orienta rapidement vers le véhicule à pétrole et dés 1899 il construisait des voiturettes à moteur 2 cylindres horizontaux placé à l'avant qui firent sensation a l'époque pour la simplicité de leurs organes. Dès le début ces voitures se distinguèrent dans différentes épreuves dont la course de côte de l'A.C. Forézien gagnée en juin 1904. Une de ces voitures spécialement conçues par M. Luc Court, pour les courses de côtes est exposée au musée de Rochetaillée ; elle date de 1901-1902 et a déjà la commande des vitesses placée sous le volant.
De nombreux modèles tourisme a moteur 2, 4 et 6 cylindres furent fabriqués jusqu`à la grande guerre. Elles étaient munies du carburateur «Minimax›› breveté en 1902 par M. Court. Il était premier à avoir un gicleur spécial pour la mise en route et le ralenti, et deux autres gicleurs qui se mettaient en fonction par dépression selon la puissance développée.
En 1907 la firme acquit le brevet Lacoin du châssis démontable, et de nombreux modèles furent ainsi construits. Ce système permettait avec le même avant, de posséder plusieurs carrosseries et de les changer selon les saisons ou l`utilisatior1 du véhicule.
Plus de mille camions légers 1500 kg furent livrés à l`armée pendant la guerre 1914-1918. lls étaient d`une robustesse légendaire. Plusieurs d`entre eux, toujours en service 20 ans après avoir été rachetés aux Domaines, furent réquisitionnés en Septembre 1939. Après l'armistice la fabrication repris avec des voitures 4 cylindres de 12 et 20 hp. Les voitures de tourisme ont été construites régulièrement jusqu'en 1933 ; quelques exemplaires ont encore été faits sur demande jusqu'a 1936.
La fabrication des camions a essence a été arrêtée en 1941 et celle des camions diesel en 1952. Luc Court fut un gros fournisseur des P.T.T. qui appréciaient ses camionnettes robustes et rapides. Peintes en marron avec les ailes noires elles ont fait parti du décor de nos rues pendant de nombreuses années.

LUNANT :
Société de Construction de Cycles et Automobiles LUNANT,
48 avenue de Saxe

J. Lunant était surtout un constructeur de bicyclettes, il aurait fait ses premières voitures un peu avant 1900, et en aurait construit jusqu'en 1910. ll a réalisé quelques voitures électriques, mais principalement des voitures a pétrole il et 8 CV monocylindres et 4 cylindres 14-20 HP. Dés le début ces voitures avaient l'arbre à cames en tête, certains modèles avaient la boîte a vitesses dans le pont arrière.

LYONA :
Usines Lyona, Constructions mécaniques et Fonderies
rue de l'Abondance et rue Garibaldi

"Nous apprenons la prochaine apparition de la voiture de grand tourisme Lyona construite dans notre ville" lit-on dans un numéro de la Vie Lyonnaise au début de 1920.
A la Foire de Lyon qui eut lieu cette année la du 1er au 15 mars, cette nouvelle firme présentait, au hall de l’automobile, un châssis nu de 8/10 HP sans solution originale, sans frein avant, à roues Sankey. Le radiateur plat ressemblait a celui qui apparut quelques années plus tard sur la Fiat 509. ll ne semble pas que cette tentative ait eu une suite, car nous n'avons pas trouvé d'autres mentions relatives a cette voiture Lyona.

MARMONIER :
Etablissements Marmonier Fils, cours de Villeurbanne

Fondé a Lyon en 1855, cette firme fabriquait du matériel agricole et des pressoirs. En 1885 elle a construit une voiture à vapeur avec générateur instantané qu'elle avait imaginée et brevetée trois années auparavant.

MARSONETTO :
Carrosserie Marsonetto, 203 rue Garibaldi

Il va peut-être sembler curieux à certains lecteurs de voir figurer un carrossier dans une liste de constructeur d'automobiles, mais M. Marsonetto ayant construit plusieurs modèles intéressants, nous nous devons de les citer.
En 1958, alors que de nombreux essais étaient faits un peu partout avec les carrosseries en matière plastique, il réalisa un coupé profilé et surbaissé en fibre de verre et résine synthétique. Cette voiture, munie d'un moteur DynaPanhard, fut baptisé "Luciole".
A la fin de 1965 ce carrossier a réalisé un prototype de voiture sport à traction avant et châssis en tubes d'acier de 2 m 35 d`empattement. Baptisé "Mars 1" par son constructeur cette voiture avait les 4 freins à disque et un moteur R 8. La carrosserie était un coupé 4 places en polyester aux lignes réussies.
Sa vitesse était de 155 km-h. Dérivés de ce prototype "Mars 1", M. Marsonetto construit maintenant des cabriolets et coupés avec ensemble moteur-boite-pont emprunté à la R-16 qui sont capables de dépasser les 190 km-h.

MAXIMAG :
Motosacoche-France SA., 63 rue Trarieux

La firme genevoise Motosacoche, bien connue pour ses motocyclettes, monta une usine à Lyon qui sortait des Y et 8 HP 4 cylindres 1100 cc carrossées en tourisme, boulangère et grand sport. Si certaines pièces étaient usinées a Lyon, la majorité d'entre elles venait de Suisse. Par contre toutes les carrosseries étaient confiées à des constructeurs ou artisans locaux. La production fut assez faible et l`activité de la firme commencée vers 1923, s`arrêta aux environs de i927.

MIEUSSET :
Société Anonyme des Ets Mieusset
152-154 route d'Heyrieux jusqu'en 1900
ensuite 17 rue du Gazomètre

En 1867,il y a donc juste cent ans, M. Claude Mieusset créa un atelier pour y construire des pompes à incendie à vapeur, à traction hippomobile. En 1895 avec son fils Vincent il construit une voiture automobile a pétrole capable de transporter quatre personnes. Peu après il se spécialise dans cette nouvelle industrie et il construit jusqu'à la guerre des modèles de tourisme de toutes puissances.
Dans la période de 1900-1905, il construit plusieurs voitures de course. Pendant les hostilités, les usines fournissent des munitions à l'armée. Après l’armistice, elles se spécialisent dans la construction de véhicules spéciaux ; camions de pompiers de tous types, arroseuses, etc... Elles livrent ses véhicules à de nombreuses municipalités, non seulement en France, mais en Amérique du Sud. Les fabrications cessèrent en 1925.

MILLE :

Un Lyonnais, Joseph Mille, déposa en 1896, un brevet pour un cheval mécanique. C'était un cheval construit grandeur nature et à l'intérieur duquel il avait placé un moteur. Sous le ventre, entre les pattes, une roue assurait la propulsion. Il pouvait tirer une remorque ou une charrette. Le but recherche par M. Mille était de ne pas effrayer les vrais chevaux qui s'emballaient souvent à la vue (et au bruit) des premières automobiles.
En 1898, il réalise son invention et circule avec dans notre ville. Il a abandonné la forme du cheval initialement prévue, pour celle d'un cygne. Cet engin curieux est d'ailleurs décrit dans les vieux ouvrages, sous le nom de "Cygne Lyonnais".

NEW-MAP :
Fabrique Lyonnaise de Motocyclettes New-Map, 124 avenue Lacassagne

En 1938, cette fabrique de motos, mit sur le marché une minuscule voiture à deux places créée par un Lyonnais, M. Curnier. C'était un roadster très élégant de ligne dont l'avant rappelait la Matford V8-62. Le moteur, placé à l'arrière était un monocylindre refroidi par air de 125 cc. Cette naine s`appelait "Baby New-Map", mais après guerre, elle prit le nom de Rolux, et dans les premières années cinquante sa construction était reprise car une usine de Clermont-Ferrand. Plus de 1.000 exemplaires ont été construits.
New-Map fabriquait également la "Solyto", une minuscule camionnette à 3 roues de 100 kg de charge utile. New-Map a disparu il y a 8 ans, mais il y eut en 1965 une tentative pour relancer la fabrication des "Solyto" dans une usine neuve de Chassieu. ll ne semble pas que ce projet ait eu une suite.

O.R.l.A.L. :
Office de Représentation Industrielle et Automobile de Lyon, 11, rue du Plat

Cette agence de vente fut créée au lendemain de la grande guerre, par MM. Joseph Voland et de Lacroix-Laval. Elle représentait des fournitures générales et des accessoires pour l`automobile, plusieurs marques de motos, ainsi que les voitures R. H. (René Holbet) et Pierron, toutes deux de Paris. Peu après, elle fabriqua ses propres motos qu'elle vendait sous sa marque et qui utilisaient un moteur MAG, construit en Suisse par Motosacoche.
En 1923, elle a construit sous licence Sénéchal, des cyclecars 4 roues qu'elle vendait sous la marque O.R.l.A.L. Le moteur était un 4 cylindres de 900 cc.

PARIS-RHONE :
Société de Paris et du Rhône, 83 Chemin de Saint-Priest

Au début de l'occupation en 1941-42, la grande firme d'appareillage électrique mit en fabrication une série de voiturettes électriques, à 3 roues. Dessinées par l'ingénieur Lanoy, elles étaient connues sous le nom de "Baby-Rhône". Les carrosseries étaient faites dans les ateliers voisins de Faurax et Chaussende et existaient en 3 versions : décapotable 2 places, coupé tôle 2 places et fourgonnette de livraison. Un exemplaire a été préservé par le collectionneur Ph. Ville de Brignais.

PATAY :

L'industriel lyonnais Marius Patay, fabricant de moteurs électriques a construit en 1887 une locomotive
routière qu'il baptisa "Colibri".
Ce tricycle à vapeur pesait 700 kg. Les autorités de l'époque I'avait autorisé à circuler seulement sur des itinéraires bien définie : Lyon et Vénissieux, Lyon et l`Arbresle et Vaise - Place du Pont. Elles avaient également fixé sa vitesse à 8 km-h en ville et 20 km-h en rase campagne et lui avaient interdit de stationner dans les voies comportant une ligne de tramway. Le Colibri fut plus tard transformé pour rouler sur rails à voie étroite. Il existe toujours et a été exposé à la rétrospective des Iocomotions organisée au Palais de la Foire en 1958.

PHEBUS :
Cyclecars Phébus, 12 avenue du Parc

Cette firme a construit des cyclecars dans la période 1921-1924.

PHILOS :
Automobiles Philos, MM. Bernard, Courtot et Martin, constructeurs
16, rue Louis et 17 rue Antoinette, Lyon-Montchat

Cette firme débuta en 1912. Son premier modèle était une 8 HP à moteur Ballot 4 cylindres 60x100. Il était carrossé en torpédo 2 places vendu moins de 5000 frs avec tous les accessoires. Ce prix était très bas pour l`époque ; il assura très vite un bon départ a la marque.
Après la guerre la fabrication repris avec des modèles 8-10 HP à moteur 4 cylindres 65x120 livrés en torpédo 4 places et en camionnettes. En juillet 1920, la firme prit la raison sociale "Société Anonyme Nouvelles des Etablissements Phiios". A cette époque furent construites plusieurs carrosseries : torpédo, berline, coupé et un ravissant petit coupé-chauffeur utilisé à l'époque comme taxi. Un de ceux-ci existe encore dans l'Isère. Les programmes 1923 et 1924 comprenaient deux 4 cylindres ; une 6 cv 62x91 et une 10 cv 70x105 ; les moteurs fournis par Ballet et Altos étaient suspendus au châssis en trois points. La fabrication s`arrêta en 1924 et I'affaire fut reprise par les automobiles Jean Gras.

PILAIN :
Société des Automobiles Pilain
27 chemin de Montplaisir à Grange-Flouge, Lyon

François Pilain commença dans l'automobile comme dessinateur chez Serpollet. ll travailla ensuite aux Chantiers de la Buire. En 1893 il crée sa propre firme : "Voitures Automobiles François Pilain et Cie". 60 grande rue de Monplaisir et chemin Saint Fulbert. Il construit un modèle à 4 places à moteur arrière à 2 cylindres horizontaux 90 x 150. En 1898 il quitte son affaire pour lancer aux ateliers Vermorel à Villefranche le département automobile. Il revient à Lyon en 1902 et crée la Société des Automobiles Pilain (S.A.P.] avec ateliers et bureaux, 51, rue de l`Abondance. Cet atelier s'avère vite trop petit et il construit une grande usine Chemin de Grange Rouge à Monplaisir. Une gamme assez vaste de modèles allant de 12 à 40 HP est construite jusqu'à la guerre. Ces voitures sont souvent à l'avant-garde de la technique. En 1912 une 10 HP Pilain battit plusieurs records de sa catégorie sur l'autodrome de Brooklands. Pendant la guerre l'usine Pilain fut réquisitionnée par Hotchkiss de Saint-Denis qui y fabrique du matériel militaire. Après l'armistice les brevets Pilain furent cédés à la S.L.l.M. François Pilain avait quitté la S.A.P. en 1909 pour fonder un atelier de prototypes 12 rue Monvert au Vinatier où il réalisa en 1913 une traction-avant à frein sur les 4 roues.

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Reproduction interdite. Publication exceptionnellement autorisée ici par la Société d'Histoire de Lyon.


Bibliographie :

Pierre-Lucien Pouzet : La Grande Aventure automobile lyonnaise - Editions La Taillanderie - 2006
S.Bellu J.Fondin Ch.Moity : 100 Ansd’Automobile Française - L’Automobile Magazine - 1984
Jacques Rousseau Michel Latca : Histoire Mondiale de l'Automobile - Hachette - 1958
Collectif : L’Automobile en Rhône-Alpes - EMCC - 2005
Collectif : L’esprit d’un siècle, Lyon 1800-1914 (pages 150 à 159) - Éric Favre : Les Grands Prix Automobile de Lyon - SEPEC - 2014
Site https://www.les3a.com/le-club/historique-du-club/
Site https://www.societe-histoire-lyon.org/rive-gauche-descriptif
Site http://boursinp.free.fr/autohis9.htm