Vestiges de la Basilique Saint-Laurent
A l'arrivée de la voie de Vienne supposée passer par la montée Saint-Laurent et la rue de la Quarantaine, c'est-à-dire à l'extrémité du Vallon de Choulans (quai Fulchiron) se trouvent les vestiges d'une basilique du Ve siècle.

 
Le lieu fut d'abord habité par des bateliers et des artisans à partir du Ier siècle. Il est devenu ensuite au Ve siècle une nécropole. La basilique paléochrétienne Saint-Laurent qui y fut découverte a été datée de 500 quand Lyon était capitale burgonde.
 
Découverte au cours de fouilles réalisées en 1947 par Amable Audin, puis étudiée en 1976 et 1984, cette basilique funéraire était entourée d’une nécropole chrétienne de 80 sépultures faisant partie de la vaste nécropole gallo-romaine qui occupait une bonne partie du vallon depuis l’époque romaine jusqu’au Moyen-Âge.

Aujourd’hui, les ruines de la basilique sont un parc archéologique couvert, inclus dans le sous-sol d’un immeuble moderne dont une rampe permet l’accès au tunnel autoroutier voisin.

On peut y distinguer les fondations de la moitié nord, seules connues, les autres étant ensevelies sous des immeubles du XIXe siècle. Elles ont permis de reconstituer le plan de l’édifice. Celui-ci a donné lieu en 1990 à une peinture murale peinte par Jean-Marie Gassend sur le mur sud de l’immeuble qui l’abrite aujourd’hui.

L’édifice de 50 mètres sur 20 mètres, environ, se composait d’une abside semi-circulaire, trois nefs, un transept débordant surmonté d'un une charpente et d'une tour et des portiques latéraux rajoutés dans un deuxième temps. Le sol des collatéraux et des portiques était composée de dalles de marbre sur lesquelles étaient gravées les épitaphes des morts. Toujours utilisée jusqu’à l’époque carolingienne, elle a été remplacée au Xe siècle par une église, puis par une chapelle qui figure jusqu'au XVIIIe siècle sur les gravures anciennes, et fut ensuite détruite.
Les sépultures, alignées à l'extérieur et datées pour la plupart des VIe et VIIIe siècles, s'étendent sur environ un hectare et sont constituées de sarcophages trapézoïdaux (on en a retrouvé plus de 80), de coffres de dalles, de tombes maçonnées, de coffres en pierres sèches et de tombes en pleine terre.

Aujourd'hui, le site est visible pour les passants à travers de grandes baies vitrées d'un bâtiment moderne fermé où on devine les fondations nord de la basilique et un grand nombre de sarcophages. La configuration des lieux est expliquée par une peinture murale réalisée par Jean-Marie Gassend en 1990. Le site se visite sur demande auprès du musée gallo-romain.