L'Opéra

C’est à la Renaissance que se manifeste à nouveau un intérêt pour la théorie musicale de l’Antiquité grecque et du haut Moyen Age dont l’influence et les innovations scéniques ne sont pas négligeables.  Dès 1576 et jusqu’au XVIIe siècle se manifeste un mouvement culturel et musical, la Camerata  fiorentina, à laquelle participent poètes, musiciens et humanistes florentins. Leurs recherches et la redécouverte de la musique ancienne,  aboutiront à la naissance de l’opéra.  Monteverdi sera l’un des premiers compositeurs à mettre en pratique les théories  de ce groupe.

Le premier théâtre d’opéra semble avoir été construit à Venise. Peu à peu naissent d’autres théâtres dans les grandes villes italiennes. En France, l’Académie royale de Musique également nommée Académie d’Opéra ou Opéra, ayant pour mission de promouvoir l’opéra français à Paris, fut fondée en 1669. Elle rassemblait une troupe de chanteurs, un orchestre et le corps de Ballet de l’Académie royale de Danse.

A Lyon, les premières représentations furent données dans des lieux différents tels que les places Saint-Jean,  Bellecour ou les jeux de paume du quartier des Terreaux. C’est en septembre 1687 que Jean-Pierre Legay ou Leguay, maître à danser,  obtint le privilège royal d’établir un opéra à Lyon. Après avoir recruté troupe et orchestre, il s’installa rue Pizay, dans une salle de jeu de paume.  Le Phaëton de Lully, œuvre remarquable créée en 1683, sera donné lors de l’ouverture de cette Académie royale de musique de Lyon, en 1688. Mais l’incendie  de cette salle et le peu d’intérêt des Lyonnais mènent Legay à la faillite.

Après maintes mésaventures, des changements fréquents de lieux et  de directeurs,  le théâtre s’installera provisoirement mais néanmoins pendant trente ans, dans la salle du Jeu de Paume de la Raquette Royale, derrière l’Hôtel de Ville.  Afin de survivre, les directeurs de l’Académie doivent louer la salle à des comédiens ambulants, des jongleurs et autres manifestations.  Les jeux d’argent s’y  installent également et l’ambiance ainsi créée tient plus du tripot que d’une salle de spectacle.  Madeleine Eucher, surnommée la Desmarais,  sera la directrice de ce lieu pendant dix-huit ans, protégée par Camille Perrichon, prévôt des marchands.  Heureusement les directeurs qui vont lui succéder  vont essayer de « redorer » le blason de l’Académie, au risque de se ruiner.


Historique

Comme beaucoup d’autres bâtiments lyonnais remarquables, l’actuel Opéra de Lyon  a été précédé par d’autres constructions.

Le Grand Théâtre de Lyon par Jacques-Germain Soufflot

Lyon continue de s’embellir et le Consulat décide enfin de doter la ville d’un théâtre permanent.  Il charge Soufflot, architecte de l’Hôtel-Dieu à Lyon et du Panthéon à Paris, d’édifier ce bâtiment, à la place des jardins de l’Hôtel de Ville.

La façade de cet édifice elliptique est classique d’inspiration italienne, l’architecte s’inspirant du théâtre de Vicence réalisé par Palladio.   Il est surmonté d’une large corniche et d’une  balustrade .  La salle ovale est spacieuse, avec trois rangées de loges et un parterre où les spectateurs sont debout.   La scène est légèrement inclinée vers les spectateurs et dont la machinerie  se tient en sous-sol.  2000 spectateurs peuvent assister aux représentations.  Il est inauguré en 1756 avec le Britannicus de Jean Racine et en présence de Soufflot.  Cette fois-ci les Lyonnais prennent possession des lieux et ce théâtre d’avant-garde devient à la mode. On apprécie l’opéra comique, les comédies de Beaumarchais comme les tragédies de Voltaire. Devant ce succès, un quatrième rang de loges est rajouté en 1788. Cependant la gestion n’est pas facile et les directeurs se succèdent.

Le conflit Jacobins/Modérés provoquera la fermeture du bâtiment.  Rouvert après son occupation par le club des Jacobins, il sera finalement vendu comme bien national en 1796. En 1825, la ville décide de racheter son Grand Théâtre et prévoit de l’agrandir. Il sera détruit en 1826. Il est remplacé en 1831 par un nouvel opéra, de style néo-classique, imaginé par les architectes Chenavard et Pollet.

Théâtre Chenavard et Pollet

En 1827, le roi Charles X octroya l'autorisation de construire un nouvel édifice dont les travaux furent confiés aux architectes  Antoine-Marie Chenavard et  Jean Pollet, tandis que la construction d'une salle provisoire était  assurée par Farge et Falconnet.

Le bâtiment  provisoire fut édifié place des Terreaux. Il ne fallut que trois mois pour le construire.  Fait de briques et de bois, il comprenait un parterre, un parquet, trois étages de galeries en retrait et deux rangs de loges.  Côté Saône, le bâtiment se terminait par une rotonde aménagée comportant des boutiques, dont un café et une librairie. Dirigé par Alexis Singier,  le théâtre présentait de nouveaux opéras qui rencontrèrent un grand succès tels le Barbier de Séville de Rossini ou la Dame Blanche de Boieldieu. Ce théâtre provisoire fonctionna de 1827 à 1831.

Pendant ce temps le nouveau théâtre se construit malgré nombre d’avatars, de retards et de mésentente entre Chenavard et Pollet, ce dernier quittant  finalement le chantier.  Ce nouveau Grand Théâtre fut inauguré le 1er juillet 1831. A cette date,  les travaux ne sont pas encore achevés et le budget est déjà dépassé. La  façade est néo-classique  alors que la salle est décorée à l’antique. Le parterre  comporte des sièges contrairement à l’ancien théâtre où les spectateurs étaient debout.  Sa capacité d’accueil est de mille huit cents places, ce qui est loin d’être ce qui avait été initialement prévu, soit plus de deux mille quatre cents places.

En 1842, René Dardel, architecte de la ville, fut sollicité par celle-ci pour modifier la salle afin de porter le nombre de sièges à trois mille cent. La toiture en tuiles était d’un poids excessif.  D’autre part, le plafond s’affaissant  dangereusement, il était nécessaire de rajouter des colonnettes pour le soutenir.  Chenavard avait prévu d’ajouter en façade des statues représentant les neuf muses. Huit seulement seront installées sur l’attique, en 1863. La charpente en bois, endommagée lors d’un incendie, fut remplacée par une charpente métallique en 1879.

Le foyer du public, seule partie du bâtiment encore conservée aujourd’hui avec la façade, ne fut terminée qu’en 1886 avec un plafond réalisé par le peintre Joanny Domer et sa décoration telle qu’on peut la voir aujourd’hui. Il faudra attendre le XIXe siècle pour que l’électricité soit installée.

A la fin du XIXe siècle les lyonnais vont découvrir les œuvres de Richard Wagner.  Au début du XXe siècle le Grand Théâtre accueillera entre autres le Boris Godounov de Moussorgski , la création d’Othello de Guiseppe Verdi, Parsifal de Richard Wagner ou encore  Salomé de Richard Strauss. Malgré tout la gestion du théâtre reste précaire et le défilé des directeurs perdure. En 1922, le Grand  Théâtre  sera momentanée fermé pendant la pose d’une nouvelle scène tournante,  désactivée en 1961.

Pendant l’occupation, le théâtre continue son activité sous la direction de Roger Lalande et le chef d’orchestre André Cluytens.  La période de l’après-guerre s’avère difficile et il faudra attendre la venue de Paul Camerlo qui dirigera ce théâtre lyrique pendant vingt ans avec succès. Wozzeck d’Alban Berg, Le Château de Barbe-Bleue de Béla Bartok, Porgy and Bess de George Gershwin, Le Fou de Marcel Landowski , Les Canuts de Joseph Kosma seront à l’affiche tandis que l’opérette permet de maintenir une trésorerie correcte.

Durant les années 80 le travail de Louis Erlo, qui est le neveu de Paul Camerlo,  directeur et metteur en scène de l’Opéra de Lyon de 1969 à 1995, exige une place plus importante pour le travail de mise en scène. Il en découlera de nombreuses répétitions nécessitant des équipes aussi bien techniques qu’artistiques de plus en plus importantes. C’est également en 1980, qu’arrive Jean-Pierre Brossmann pour codiriger l’Opéra. Ce dernier apporte une activité supplémentaire en  développant les enregistrements discographiques  et  l’entrée de partenaires privés. Les créations successives d’un  orchestre lyrique dirigé par John Eliot Gardiner, en 1982, d’un  atelier lyrique en 1985, puis d’une maîtrise et enfin du Lyon Opéra Ballet, dirigé par Françoise Adret et qui devient rapidement connu dans le monde entier,  permettront une convention avec l’Etat sur  le plan financier et l’obtention du label d’Opéra national  en 1996. A la même période,  la gestion va passer à l’association et ne sera plus assurée par la régie municipale.

 

L’Opéra actuel conçu par l’architecte Jean Nouvel

Cependant, et malgré toutes ces évolutions, la décrépitude du théâtre se poursuit. Après tergiversations, hésitations, réunions, concertations, transactions financières, le projet d’une nouvelle construction, il est finalement décidé de réhabiliter le bâtiment existant. La ville décide alors de réaliser un Opéra qui prenne une dimension internationale. Plus de  cinquante  cabinets d’architectes sont sur les rangs mais c’est  finalement  Jean Nouvel, aujourd’hui architecte de renommée mondiale,  qui remporte le concours. Finalement, le projet est accepté en 1988.  Les travaux, qui dureront environ 4 ans, débutent en 1989.  Mais le théâtre étant fermé depuis le printemps 1987, les spectacles devront se produire à l’extérieur pendant  six années. L’inauguration a lieu en mai 1993.

La réouverture se fera avec Rodrigue et Chimène de Claude Debussy, la reprise de Phaëton de Jean-Baptiste Lully, premier opéra donné en 1688 lors de l’ouverture de l’Académie royale de musique de Lyon,  et les Contes d’Hoffmann de Jacques Offenbach et enfin le ballet Coppelia de Léo Delibes dont la chorégraphie fut assurée par Maguy Marin.

Caractéristiques du bâtiment

L’architecture de ce théâtre, inauguré en 1993,  marquera le XXe siècle.  Le projet Nouvel  respecte la demande des  initiateurs du projet  en gardant « son caractère et son décor » en  établissant «  un dialogue entre histoire et modernité ». L’intérieur du théâtre datant du XIXe siècle est entièrement vidé. Ne subsistent  que les quatre murs d’origine et le foyer du public. C’est donc à l’intérieur de ces murs historiques que sera construit le nouveau bâtiment, respectant ainsi le périmètre initial du théâtre, tout en multipliant les volumes.

La surface du bâtiment est de 14 800  m2 pour un volume de 77 100 m3.  A l’intérieur de ces quatre murs d’origine furent érigés dix-huit  étages, dont cinq construits en sous- sol, compte-tenu des contraintes urbaines. La verrière semi- cylindrique reposant sur les quatre murs d’origine, à 42 mètres du sol, abrite les cinq derniers étages.

L’extérieur du bâtiment

La façade principale de style néo-classique, située sur la place de la Comédie,  fait face à l’Hôtel de ville. Les murs ayant été conservés, ce bâtiment garde l’aspect du théâtre construit par  Antoine-Marie Chevenard et Jean-Marie Pollet, inauguré en 1831.

Le péristyle, dallé de granit noir,  longe la façade et les deux murs des côtés.  La peinture du plafond est une reproduction partielle du plafond de l’ancienne grande salle.  Les lanternes rouges, ajoutées en 1859, ont été réinstallées sous les arcades.  Ce lieu devient un espace de restaurant et de concerts de jazz durant la période estivale.

Vu de l’extérieur le bâtiment compte deux étages.  La façade comporte sept arcades surmontées à l’étage supérieur de sept grandes baies encadrées par huit colonnes. Les huit muses, et non les 9 initialement  prévues par Chenavard,  ne seront installées sur l’attique qu’en 1863. Ces statues de pierre, de trois mètres de hauteur ont été sculptées par Bonnet, Bonnassieux, Fabisch et Roubaud. Au début du XXe siècle ces œuvres, en mauvais état, sont remplacées par des statues en fonte, peintes couleur pierre, identiques aux précédentes.

Les muses sont les neuf filles de Zeus et de Mnémosyne, qui représentent chacune un art : Calliope la poésie épique et l’éloquence, Clio l’histoire, Erato l’élégie et l’art lyrique,  Euterpe la musique et le chant,  Melpomène la tragédie, Polymnie la rhétorique, Terpsichore la danse, Thalie la poésie pastorale et la comédie.  Uranie, qui représente l’astronomie,  sera écartée par Chenavard qui n’avait apparemment prévu que huit socles, surmontant les huit colonnes de la façade. On dit aussi qu’il considérait que l’astronomie n’avait pas de rapport avec le théâtre, ceci justifiant sans doute son choix.

Une voûte en plein cintre domine le bâtiment, doublant ainsi la hauteur de l’ancien édifice. Résolument contemporain ce dôme en verre, dont la mise en lumière est l’œuvre du plasticien Yann Kersalé, comporte plus de 8000 balises rouges. L’intensité du rougeoiement est fonction de l’intensité de l’activité à l’intérieur de l’Opéra. Une technique sophistiquée permet ce résultat.

Mais pénétrons sans tarder sous le péristyle pour gagner l’intérieur de l’édifice.

L’intérieur du bâtiment

On accède à l’intérieur du bâtiment par le péristyle et les trois portes-tambours en verre. Face à cette entrée se trouve le comptoir d’accueil.  Ce hall, entièrement vitré, au plafond bas, laisse entrevoir la coque massive noire et brillante de la grande salle. Un ensemble d’escalators, de passerelles et de platelages à bastingage en aluminium permettent d’accéder aux étages supérieurs donnant  accès à la grande salle, aux foyers et aux lieux de répétitions, ainsi qu’à l’amphithéâtre qui est situé en-dessous, au niveau -2.

 

Les lieux de spectacle ouverts au public

La grande salle

Cette salle  suspendue, dont on voit la coque depuis le hall d’accueil,  se situe du niveau +3 au niveau +8.  Six poutres métalliques de 23 tonnes chacune, reliées d’un côté au mur de scène et de l’autre côté à six fins piliers en béton, soutiennent la structure d’acier.  Cette suspension évite la transmission, par le sol, des vibrations produites par le métro et la circulation automobile.  Son poids est de 1200 tonnes.

Ce lieu comporte un parterre et six rangées de balcons. 1100 places sont disponibles avec possibilité d’extension à 1300 places.  Les spectateurs ne sont jamais à plus de 27 mètres de la scène surélevée, ce qui permet de garder un caractère intime et chaleureux.  Cette grande salle,  au revêtement entièrement noir qui permet de concentrer les regards sur la scène et met en valeur les jeux de lumière, a une configuration à l’italienne, en fer à cheval. Cette architecture  place les spectateurs  en face de la scène. L’absence d’angles droits ainsi que le plancher incliné favorisent  l’acoustique. Des diffuseurs de fibre optique, placés à hauteur du visage, au dos des sièges, sont déclenchés par le spectateur à son arrivée. La couleur or est diffusée par le plafond et le revêtement des portes d’accès. Les représentations  d’opéras, de concerts et de ballets ont lieu dans cette salle.

La haute technicité de la scène est surprenante. Les dessous de scène composés de 2 niveaux de 3 mètres de profondeur permettent l’apparition ou la disparition des personnages, des décors ou des accessoires. Le volume au-dessus du plateau, dénommé cage de scène,  a 26 mètres de hauteur et sur le gril technique, situé à plus de 23 mètres, plus de 100 équipements mobiles prennent appui.

La fosse d’orchestre, située au niveau +2, sous le plancher de la scène est modulable selon le nombre variable de musiciens. Le plancher peut être amené au niveau de la scène lors des concerts ou être  abaissé jusqu’à 3 mètres de profondeur.

L’amphithéâtre

Cette salle, située au niveau -2, est équipée de banquettes pouvant accueillir 200 personnes.  Ses murs sont recouverts de tôle perforée noire. Son architecture rappelle celle des théâtres gréco-romains où les gradins encerclent l’espace scénique créant ainsi une proximité entre acteurs et spectateurs.  Son système de portes coulissantes permet de modifier à la fois son aspect et l’ambiance.   A l’arrière, un espace café permet une vue, en contre plongée, sur la coque de la grande salle.  La programmation est éclectique. L’amphithéâtre  est considéré comme un laboratoire des expressions musicales et chorégraphiques.

Les foyers

Le grand foyer est la seule salle conservée de l’ancien théâtre de 1831. Il est situé au niveau du parterre de la grande salle. Son décor d’origine, restauré,  est dû à l’artiste lyonnais Daumer. Les peintures représentent  des allégories de la musique. On peut lire, en haut des colonnes, des noms de compositeurs. Jean Nouvel n’a pratiquement rien changé au décor. Seul le plancher a été remplacé par un dallage en granit noir poli et les dorures du plafond ont été rendues plus brillantes.  Tout ce luxe suranné créé un contraste saisissant au sein de ce bâtiment moderne. Un bar est ouvert à l’entracte.

Le second foyer, plus petit, est contemporain.  Il est situé au niveau +8, en façade, avec vue panoramique sur la ville.

 

Les lieux de répétitions

Studio du chœur

Ce studio est situé au niveau -4. C’est en ce lieu que les chanteurs du chœur déchiffrent et préparent les partitions d’opéras avant leur participation aux répétitions de mise en scène. Les parois sont vitrées sur la partie haute et les murs  sont revêtus d’un traitement acoustique absorbant  permettant le chant à pleine voix.  Les loges des artistes du chœur et des techniciens se situent au même niveau.

Studio de répétition

Situé à l’aplomb du plateau de scène et de même dimension, soit environ 420 m2, ce studio se trouve au niveau -5. Il est équipé d’un gril technique situé à 14 m et d’un moteur ponctuel.   Le metteur en scène, les chanteurs, le chef d’orchestre répètent en ce lieu les opéras durant des semaines,  dans les décors fabriqués à Vénissieux.  Ces mêmes décors seront ensuite remontés au niveau +3, sur la scène de la grande salle où ont lieu les dernières répétitions.

Studio du ballet

Aux niveaux +11 et +12, sous la verrière demi-cylindrique,  se situe ce studio de la compagnie du ballet de l’Opéra qui évolue face à une vue panoramique exceptionnelle allant de la colline de Fourvière jusqu’à celle de la Croix-Rousse, et plongeant  sur les toits de l’Hôtel de Ville. Sa surface équivalente à celle du plateau de scène, de 420 m2, facilite le travail de répétition des danseurs. L’échauffement de la verrière est atténué grâce à un immense store en lames de verre sérigraphié. Les phénomènes d’échos sont réduits par les six abat-sons pendus au plafond.

Un autre studio de répétition, plus petit, de 125 m2, se situent à l’arrière du grand studio. Les loges des artistes du corps de ballet sont  au même niveau.

Le Dôme

Cette voûte de verre est faite d’une double épaisseur. La première est en verre cintré de double épaisseur alors que la seconde est composée de 8000 lames de verre sérigraphié en blanc plus ou moins opaque selon l’orientation. Ainsi agencée, l’espace entre les deux épaisseurs permet  à la fois d’éliminer la condensation et active la ventilation. L’aspect de toiture de cuivre oxydé est dû au fait que la tranche des lames de verre est teintée en vert.

Belle réussite architecturale de la fin du XXe siècle cet ensemble respecte, dans sa modernité, les couleurs traditionnelles du théâtre, le noir, le rouge et l’or.  l’Opéra de Lyon fait aujourd’hui partie du patrimoine international.


Sources :

Architectes Jean Nouvel & Associés - Note Archi Lyon – Carapace Edition - 2012
Patrice Beghain, Bruno Benoît, Gérard Corneloup, Bruno Thévenon – Dictionnaire Historique de Lyon – Editions Stéphane Bachès - 2009
Jacques Beaufort – Vingt siècles d’architecture à Lyon – Jean-Pierre Huguet, Editeur - 2009
Site de l’Opéra – www.opera-lyon.com
Site des Musées Gadagne – www.gadagne.musees.lyon.fr