La Maison Pauline Jaricot

La Maison de Lorette ou Maison de Pauline Jaricot, est située dans le Jardin du Rosaire, au pied de la Basilique de Fourvière. Elle est aujourd’hui composée de deux corps de bâtiments. L’entrée se trouve 42bis, Montée Saint-Barthélemy. Cette ancienne maison des champs appelée alors la maison de Bréda date du XVIème siècle. Pierre Burbenon, riche propriétaire lyonnais, la fit construire en 1520, sur un édifice du XIVème. Elle fut vendue plusieurs fois, puis agrandie et rehaussée au XVIIIème. En 1832, Les bâtiments, ainsi que les jardins environnants furent rachetés par Pauline Jaricot, fondatrice de l’œuvre de la propagation de la Foi en 1832, qui la rebaptise maison de Lorette. La chapelle dédiée à Sainte Philomène fut construite en 1839 par l’architecte Antoine-Marie Chenavard, à sa demande, en reconnaissance de sa guérison sur le tombeau de la Sainte, en Italie.

 

Restauration  extérieure et intérieure des bâtiments

Les Œuvres Pontificales missionnaires firent l’acquisition de la maison en 1975. Un projet, lié au bicentenaire de la naissance de Pauline Jaricot et à la reconnaissance de son œuvre, fut lancé en 2000. Les travaux, qui se déroulèrent  de 2003 à 2005, mirent à jour des vestiges patrimoniaux. Ce projet qui prévoyait des consolidations des structures et des terrasses deviendra une restauration totale et une restitution des éléments d’architecture mis à jour.  Cette demeure devient  la maison de Pauline Jaricot.

L’évolution de cette demeure est intéressante puisque l’étude du bâti  et la mise à nu des maçonneries effectuées lors de la restauration montrent son évolution au cours des siècles précédents.  Une première construction, composée de deux logis et d’une tourelle d’escalier,  a été trouvée dans la maison du XVIème siècle.   Des  agrandissements successifs effectués aux siècles suivants modifient  l’intérieur et l’extérieur de la bâtisse. On a retrouvé des traces de peintures des XVI et XVIIIème siècles qui ont pu être restaurées.

Un tronçon de voie romaine est découvert lors du réaménagement de la cave,  aujourd’hui  hall d’accueil.  Cette voie reprend le tracé de la voie antique découverte  lors d’agrandissements de la montée Saint-Barthélemy.  Un ensemble de 16 grosses dalles de granit et de 2 dalles isolées ont  été mises à jour.

A l’intérieur de cette belle demeure on peut voir, restaurées, de très belles peintures  du XVIIIème siècle sur les murs et sur les plafonds et des traces de décor du XVIe siècle.  La restitution de fenêtres à traverses et à meneaux  et de vitraux  a redonné toute sa splendeur à ce bâtiment remarquable.  De plus cette maison bénéficie d’une vue unique sur Lyon et environs.

Grâce à son intérêt historique et architectural, La Maison Pauline Jaricot a été inscrite à l’inventaire supplémentaire des Monuments Historiques en 2003. Elle est aujourd’hui un lieu de mémoire, de prière et de mission.

Opérateur : Service Archéologique de la Ville de Lyon
Aménageur : Œuvres pontificales missionnaires
Maître d’œuvre : Didier Repellin
(Architecte en Chef des Monuments Historiques)

 

Pauline  Marie JARICOT

Pauline Marie Jaricot, née en 1799,  était une jeune fille de bonne famille lyonnaise. Ses parents étaient  plieurs et vendeurs de  soie aux Terreaux.

Son enfance est heureuse dans une fratrie de cinq frères et sœurs, et dans un milieu très aisé. Très pieuse, elle porte une dévotion toute particulière à Jésus.  Alors qu’elle n’a pas encore 17 ans, animée par son idéal et sa piété, elle décide d’aider les pauvres et ceux qui souffrent.  A 19 ans, Pauline recrute parmi les ouvrières de son quartier, des jeunes filles partageant son enthousiasme et fonde les Réparatrices du Cœur de Jésus. Elle institue le sou hebdomadaire en faveur de la propagation de la foi.

En 1826, elle créé  le Rosaire vivant,  œuvre apostolique pour aider les pauvres et les missions qui peu à peu se développent  partout,  en France et à l’étranger.  A  33 ans, en 1832, elle achète la maison de Lorette et consacre sa vie à l’œuvre du Rosaire vivant, Elle regroupe quelques compagnes pour l’aider dans sa tâche.  Le 27 janvier 1832, un bref de Grégoire XVI, confirme l’approbation du Souverain Pontife. Le Rosaire Vivant compte très vite plus d’un million d’adhérents.  Ils seront plus de 2 millions à sa mort.

En 1836, Pauline obtient un acte d’affiliation à l’ordre dominicain pour tous les associés de l’œuvre du Rosaire vivant. Elle décédera le 9 janvier 1862. Le 13 février 1935 sa dépouille est transférée du caveau familial à l’église Saint Nizier. Une dalle évoque sa présence.

 

Heures d’ouverture : du mercredi au lundi, de 9h30 à 12h et de 14h à 18 h. Fermé les jours fériés et en janvier.