Les fleuves

Les fleuves comme disent habituellement les lyonnais ou plus exactement le fleuve Rhône et la rivière Saône sont des éléments important de leurs vies. Ce sont des axes de développement, des voies de circulation, des sources d’énergie, et leurs abords des sources de loisirs et de fêtes nautiques.

Grâce à ses nombreux ponts et passerelles, Lyon permet aux habitants comme aux touristes de parcourir la ville en passant d’une rive à l’autre en admirant le paysage et les édifices remarquables. Les magnifiques couchers de soleil permettent de contempler un paysage urbain aux couleurs d’Italie qui se reflète dans le lit de la Saône. Ces cours d’eau ont aussi inspiré les peintres, les écrivains et les poètes. L’histoire du Rhône et de la Saône, des ponts et des quais, s’inscrit dans l’histoire de la ville. Chaque période a laissé des traces de son évolution.

Nous prendrons pour exemple les découvertes qui ont été faites lors des fouilles liées à la construction du parc Saint-Georges, sur les bords de Saône : l’existence d’un port antique à Saint-Georges, la marque de la confluence des deux cours d’eau à cet emplacement, des vestiges liés à l’occupation des bords de Saône depuis l’Antiquité, les six embarcations et l’appontement en bois ainsi que les restes d’amphores révélant l’existence d’un débarcadère datant de l’époque gallo-romaine.

Si le fleuve Rhône ne connaît que peu de fouilles en son lit, il est le seul fleuve reliant la Méditerranée à l’Europe du Nord. Depuis les Phéniciens il fut un axe de navigation de première importance aussi bien pour les hommes que pour les marchandises. Ce fougueux cours d’eau a subi de nombreuses tentatives d’aménagement, quais, canaux, digues et barrages, car l’homme a dû lutter en permanence avec le fleuve pur prévenir les inondations et améliorer la navigation sur le Rhône.

Aujourd’hui, les institutionnels ont pris conscience de l’importance du patrimoine fluvial et de la nécessité de le protéger, de réinscrire le fleuve dans la ville. Un gros travail de requalification des berges du Rhône a déjà permis leur réappropriation par les habitants. Le même travail est également entrepris sur les berges de la Saône.