Lexique : A - B - C

A...

ABSIDE : extrémité, en demi-cercle, d'une basilique romaine, et, par analogie, du chœur d'une église.

ABSIDIOLE : chacune des chapelles qui entourent le chœur d'une église.

ACANTHE : plante cultivée dans le midi de la France comme ornementale, à feuilles longues (50cm), très découpées et recourbées. En architecture, la feuille d'acanthe est caractéristique du chapiteau corinthien.

AGRIPPA : (Marcus Vipsanius Agrippa 63 av. J.-C. - 12 av. JC.) général et homme politique romain, pressenti pour être le successeur d’Auguste, il reçoit un imperium exceptionnel et assure la cogérance avec Auguste. Il séjourne à Lyon entre 20 et 18 av. JC.

AGRO-PASTEURS : culture venue du Proche-Orient au Néolithique ancien (5.500 - 4.900 av. JC) apportant avec elle la chèvre, le mouton, le blé et l’orge. Arrivés par les bords de la Méditerranée, les agro-pasteurs se sont surtout installés dans le Languedoc et en Provence.

ALLEE : couloir d'un immeuble à Lyon.

AMBARRES : (en latin Ambarri) sont un des peuples gaulois. Ils ont donné leur nom à de nombreuses
communes de l'Ain, comme Ambérieu en Bugey, Ambérieux-en-Dombes, Ambutrix ou Ambronay. Leur nom vient de ambi, « autour de » et Arar, nom de la rivière Saône. Leur chef-lieu était Izarnodurum (Izernore).

ARC : élément de maçonnerie qui franchit l'espace, entre deux supports. Le calcul de l'arc est le rapport entre la flèche (verticale) et l'ouverture (horizontale).

On distingue, suivant la forme :

  • un arc brisé (arc aigu formé de deux segments de cercle qui se coupent), vient de Bourgogne, a été diffusé par les Cisterciens.
  • un arc en plein cintre (arc en demi-cercle).
  • un arc outrepassé, dit aussi en fer à cheval (arc dont les extrémités dépassent la demi-circonférence ; caractéristique de l'architecture musulmane).
  • un arc en accolade (arc formé de deux courbures opposées, symétriques et alternativement convexes et concaves et dont la rencontre forme un angle aigu).
  • un arc en anse de panier (arc surbaissé), la flèche est plus petite que l'ouverture.
  • un arc rampant (arc incliné d'un seul côté, souvent présent dans les cages d'escalier).
  • un arc trilobé (arc découpé en trois demi-cercles).

On distingue, suivant la fonction :

  • un arc de décharge (arc disposé au-dessus d'un linteau ou d'une arcature, afin de reporter la charge de la maçonnerie supérieure sur des points d'appui solides),
  • un arc doubleau (arc en saillie, perpendiculaire à l'axe de la nef, qui double de loin en loin la voûte et en renforce la solidité),
  • un arc formeret (arc parallèle à l'axe de la nef, engagé dans un mur latéral et soulignant la retombé de la voûte le long de celui-ci),
  • un arc ogival ou ogive (arc diagonal de renfort, unissant les arcs doubleaux et les arcs formerets en passant par la clef de voûte.

ARCADE : ensemble de piliers ou de colonnes laissant entre eux une ouverture dont la partie supérieure est en forme d'arc. L'arcade est qualifiée du nom de l'arc dont elle a la forme.

ARCATURE : ensemble de petites arcades qui peuvent être "à claire-voie" (détachées du mur), ouvertes, ou aveugles (réelles ou simulées).
arcature aveugle : une fenêtre ou une arcature sont dites aveugles lorsqu'elles ne sont pas ajourées.

ARCHIVOLTE : bandeau formé de moulures plus ou moins ornementées, qui fait saillie sur le nu du mur et suit le cintre d'une arcade, d'une imposte à l'autre.

ARETE : angle saillant.

ASTROLABE : instrument ancien servant à mesurer la distance des astres.

ATLANTE : statue d'homme soutenant un entablement.

ATTIQUE : partie horizontale au-dessus d'une corniche ou d'une frise.

 

B...

BAIE : ouverture pratiquée dans un mur, fenêtre.
baies accolées : larges ouvertures pratiquées dans un mur étroitement jointes.
baies décalées : larges ouvertures pratiquées dans un mur légèrement disjointes.

BALTARD, Louis-Pierre (1764-1846): architecte parisien, il était le père de Victor BALTARD qui construisit en 1854 les Halles de Paris, célèbres pour leurs structures de fer (démolies en 1971).

BANDEAU : assise de pierre horizontale disposée sur le pourtour d'un édifice pour marquer les étages.

BAPTISTERE : édifice que l'on construisait jadis près d'une cathédrale pour y baptiser.

BARON des ADRETS (François de Beaumont) : capitaine dauphinois né au château de la Frette (Dauphiné) (1513-1587). Il abjura le catholicisme en 1562, dévasta le midi de la France, puis revint au catholicisme.

BARONNAT : riches bourgeois parvenus à la puissance et à la noblesse (XVème - XVIème siècle).

BASILIQUE : nom donné à une église de première importance, après la cathédrale.
Basilique romaine : hall de réunion servant de tribunal, de bourse de commerce, de lieu de promenade, en général située à proximité immédiate du forum.

BOSSAGE : saillie laissée à la surface d'un ouvrage de pierre ou de bois, pour servir d'ornement, pour y faire quelque sculpture ou y placer une statue.

BOSSAN (1814 -1888) : architecte de la basilique de Fourvière (1872-1896). Il est enterré au cimetière de Loyasse à Lyon.

 

C...

CAISSON : compartiment creux, orné de moulures ou de peintures, utilisé comme décor de plafonds.

CANNELURE : rainure creusée sur le fût des colonnes et des pilastres.

CARDO ET DECUMANUS : le cardo, dont la signification est « axe » (c’est de là que vient l'expression « points cardinaux »), est une rue orientée nord-sud dans une ville romaine ou gallo-romaine ; le decumanus est l’axe est-ouest.
Ce sont les rues principales de la ville, marquant son cœur économique ; à la croisée de ces deux axes, on trouvait généralement le forum.
Lorsqu'il y a plusieurs rues du même type dans une ville, on distingue le plus important par la dénomination cardo maximus.

CANOVA, Antonio (Possagno, 1757- ?, 1822) : sculpteur italien, principal représentant du néo-classicisme, il est l'auteur de Pauline Borghèse.
Ce fut l'occasion de considérables commandes aux fabricants de soierie, aux ébénistes et menuisiers locaux. En 1819, Rambaud, maire de Lyon, dressa un bilan de l'effort financier supporté par la ville : il s'éleva à l'énorme somme de 186.000 francs dont 36.000 pour la cathédrale et le reste pour le palais de l'archevêché. Malgré ces dépenses importantes, le cardinal ne se plaît pas dans ses locaux officiels ; il préfère ceux de la manécanterie, qu'il ne peut obtenir, faute d'argent. Jusqu'à son départ définitif pour Rome en 1814, il résidera le plus souvent dans sa propriété des Chartreux, où son bureau pratiquement inchangé est utilisé aujourd'hui par le directeur de l'Institut d'Enseignement qui en porte le nom.

CARYATIDE (nom féminin, du grec karuatides, femmes de Caryes) : statue de femme (ou d'homme cf Atlante) servant de support ou de colonne.

CATHEDRALE : église principale du diocèse, où se trouve le trône (cathedra) de l'évêque.

CHANTRE : celui qui chante lors des offices religieux. Celui qui célèbre un héros, un grand fait, ...

CHAPELLE : toute partie d'une église ayant un autel.

CHAPITEAU (du latin caput, tête) : pierre taillée souvent sculptée surmontant une colonne, un pilastre ou un pilier qui s'évase pour soutenir la retombée des arcs et l'entablement.
On définit trois styles de chapiteau, selon les trois ordres architecturaux défini par Vitruve:

  • chapiteau dorique cf ordres architecturaux
  • chapiteau ionique cf ordres architecturaux
  • chapiteau corinthien cf ordres architecturaux

CHEVET (de chef, tête) : extrémité finale d'une église et partie extrême de l'abside. En plan, il symbolise la partie supérieure de la croix sur laquelle reposa le Christ.

CHOEUR (du grec choros) : partie de l'église réservée au clergé et aux chantres.
Au sens strict, on distingue le sanctuaire, partie de l'église où se trouve le maître-autel et où évoluent les ministres de la messe, et le chœur, situé en avant ou en arrière, muni de stalles de chaque côté, et où se chante l'office des heures. Mais, dans les églises non desservies par une communauté de moines ou de chanoines, le chœur, réduit à quelques stalles, se confond avec le sanctuaire.

CLAVEAU (du latin clavis, clef) : pierre taillée appareillée, en forme de coin, qui entre dans la composition d'un arc ou d'une voûte.

CLEF : claveau taillé en forme de coin, placé au sommet d'un arc ou d'une voûte, appelé, dans ce dernier cas, clef de voûte.
La clef bloque les autres pierres dans la position qui convient.
Clef pendante : clef de voûte se prolongeant vers le bas par un ornement sculpté et souvent peint, plus ou moins saillant.

CLOÎTRE (du latin claustrum, fermé) : partie d'un monastère formé de quatre galeries couvertes, entourant une cour ou un jardin ; il est destiné à la promenade et à la méditation des religieux. Par extension, dans le langage courant, le couvent lui-même.

COLLATERAUX : de part et d'autre de la nef d'une église, nefs latérales.

COLONNE : support généralement cylindrique, monolithe ou formé de "tambours" superposés.
colonne engagée : voir pilastre

CONSOLE : partie saillante de pierre, de métal ou de bois, de formes diverses, souvent en S et ornée, qui soutient un élément de construction ou de décoration.

CONTREFORT : bloc de maçonnerie (pilier) élevé à l'extérieur d'un mur pour l'épauler ou le renforcer.
Le contrefort est, soit en saillie sur le mur, soit séparé de celui-ci ; la poussée lui est alors transmise par un arc-boutant.

CORBEAU : pierre en saillie supportant les extrémités d'une poutre , d'un linteau, la retombée d'un arc ou une galerie en encorbellement*.

CORINTHIEN : voir ordres architecturaux.

CORNICHE : moulure couronnant un entablement de colonne, un mur, un piédestal.

CROISEE D'OGIVES : armature formée par l'entrecroisement de deux arcs diagonaux.

CROISEE DU TRANSEPT: intersection du transept et de la nef d'une église.

CUL-DE-FOUR : voûte formée d'une demi-coupole.

CULOT (ou cul-de-lampe) : ornement de la retombée d'un arc.