Les Vestiges de l'Eglise Saint-Laurent

A l'arrivée de la voie de Vienne supposée passer par la montée Saint-Laurent et la rue de la Quarantaine, c'est-à-dire à l'extrémité du quartier Saint-Georges (quai Fulchiron) se trouvent les vestiges d'une basilique du VIème siècle.

Le lieu fut d'abord habité par des bateliers et des artisans à partir du Ier siècle. Il est devenu ensuite au Vème siècle une nécropole. La basilique paléochrétienne Saint-Laurent qui y fut découverte a été datée de 500 quand Lyon était capitale burgonde. 

Le monument religieux a été étudié lors de travaux sous la chaussée de la montée voisine en 1947, fouilles effectuées par Aimable Audin et Pierre Wuilleurmier, et reprises en 1976 lors de l'agrandissement du quai Fulchiron avec Jean-François Reynaud.

C'était un édifice imposant pour l'époque : 50 x 20 m, abside semi-circulaire renforcée de contreforts, annexes latérales, transept débordant surmonté d'un une charpente et d'une tour, avec trois nefs entourées de portiques latéraux.

Les sépultures, alignées à l'extérieur et datées pour la plupart des VIème et VIIIème siècles, s'étendent sur environ 1 hectare et sont constituées de sarcophages trapézoïdaux (on en a retrouvé plus de 80), de coffres de dalles, de tombes maçonnées, de coffres en pierres sèches et de tombes en pleine terre.

Au Moyen-âge, la basilique fut remplacée par une église, puis par une chapelle qui figure jusqu'au XVIIIe siècle sur les gravures anciennes, et fut ensuite détruite.

Aujourd'hui, le site est visible pour les passants à travers de grandes baies vitrées d'un bâtiment moderne fermé où on devine les fondations Nord de la basilique et un grand nombre de sarcophages. La configuration des lieux est expliquée par une peinture murale réalisée par Jean-Marie Gassend en 1990.